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Monastère zen

Pour l’Ecole du Silence qu’est le Zen, un monastère repose sur une idée maîtresse, il n'y a qu’un credo : La Pratique. Ce qui est lu ou entendu doit passé par le tamis de son expérimention, de son propre vécu. L’accès à la pratique se fait par l’attention portée, au corps, au va et vient du souffle et à l’attitude juste de l’esprit (shikantaza).

Le souffle c'est le symbole de la vie.

Ainsi, tout en parcourant ces quelques lignes, il vous est possible d'être conscient en même temps, de chaque inspir et de chaque expir. C'est simple.

Qu'entendons-nous par monastère ou centre zen ? Le mot monastère fait penser aux moines , à l'ascèse d'une vie religieuse. Et dès l'instant où nous posons l'idée de moine, nous opposons l'idée de laïc, de vie sociale. Mais les mots moine, monastère ont pour origine le mot grec "monachos" qui signifie "un, unifié".

Un moine est un être qui aspire à l'unification parfaite du corps et de l’esprit, et cela, indépendamment de ses conditions extérieures de vie ! Le moine, la nonne sont des êtres simples. Mais rien n'est plus difficile que l'accès à la simplicité profonde.

Alors le centre zen se doit d'être un lieu d'enseignement, de pratique , de partage  et d'ouverture  - la plus large possible  -qui aident au retour à la simplicité dans le quotidien. C’est l’école de l'attention, de la vigilance, le retour à notre véritable nature qui ouvre à l’expérience de l’Ultime (hishiryo).

L'expérience de l'Ultime (Absolu, Eveil, Dieu, Tao, Atman, Anatman, Nirvana, etc ...) est le point d’ancrage autour duquel notre vie peut se simplifier, s'unifier pour se tourner irrésistiblement vers le monde des hommes.

 

L'expérience de l'Ultime simplifie la vie. Simplifier sa vie conduit à l'Ultime.

 

Ensuite il y a le voyage symbolique, c'est-à-dire le rêve, l’utopie, la Grande Sagesse de ce savoir inné qui fait qu’on s’oriente vers l’autre. Quel que soit son chemin initiatique, un jour ou l’autre on fait la rencontre de « l’autre » … Sagesse de la nuit, qui rêve après rêve nous murmure à l’oreille : « Eveille-toi, éveille-toi».

 

Qui dit monastère dit : vie religieuse. Répondre à l'appel de l'Ultime, est-ce entrer en religion ? Quelle religion? Le zen est-il une religion ?

Non, résolument non.

Ou alors c’est la religion des religions, la religion de la vérité expérimentée, actualisée et en définitive, manifestée dans les actions les plus banales de la vie. L'expérience de la Transcendance, de l'Ultime est le berceau de toutes les religions. Mais la transcendance n'appartient à aucune religion, aucun courant, aucune école, aucune pensée, aucun être – aussi merveilleux soit-il.

La conséquence de tout ceci en est une profonde ouverture, une humanité ré-inventée. Le zen ne demande l'adhésion à aucune croyance et le détournement d'aucun chemin.

sourireA qui s'adresse l'enseignement zen ?

 

A toutes personnes qui ressentent en elles l'appel de l'Ultime, de l'Absolu, de Dieu, du Sacré, de la Véritable Liberté. A toute personne qui est prête à répondre à cet appel intérieur et à fournir les efforts nécessaires pour avancer dans la simplicité, l'humilité, le respect et … l’amour de la vie telle qu’elle est véritablement (et non pas telle que nous la fantasmons).

Le mot est lâché : effort ! Effort constant, sérieux, inflexible mais joyeux, tranquille, merveilleux ! La voie monastique demande un travail, un engagement, une volonté … Tomber sept fois et se relever huit!

Effort, en grec se dit "asketes", c'est l'origine du mot ascèse. La voie monastique est une voie ascétique, une voie d’effort. Avoir entendu l'appel de l'Ultime et chercher à y répondre toujours davantage, toujours mieux.

De cette dynamique nait une vie quotidienne intériorisée, consciente, attentive, bienveillante mais sans naïveté, donc vigilante. Car, ne nous y trompons pas, c’est bien la vie quotidienne qui est la pierre d'achopement, la clé de voute de la véritable réalisation spirituelle.

Cet enracinement dans le social peut se faire au travers de quatre questions, au sujet desquelles, il nous appartient de savoir, si elles sont primordiales à nos yeux :

- Comment je me dispose dans ce monde avec dignité et bienveillance ?

- Comment je prends soin de moi ?

- Comment je prends soin des autres ?

- Comment je dirige ma vie ?

Approfondir ces quatre questions est œuvre de toute une existence. C'est clarifier sa relation envers :

- l'Ultime,

- Soi-même,

- l'Autre,

- le Monde.

Ces quatre questions sont les fondations  d'un centre zen moderne sur lesquelles tout individu sincère peut se contruire, déployant  ainsi à la verticale, son Etre Essentiel ...

 

La base est visible. La voûte est invisible!

 

 

 

 

 

 

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