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Premières découvertes

Lorsque nous observons la plus infime chose, le plus petit phénomène, ici dans ce dojo ; les bruits alentours, nos sensations corporelles, l’odeur d’encens, notre respiration, nos pensées, ... sans nous y impliquer, sans chercher à modifier quoi que ce soit, sans chercher à lui donner une orientation particulière, alors « l’objet » de notre observation en est profondément affecté.

Pouvons-nous rester là un temps dans la simple observation de ce qui est ?

...

Je veux dire, une observation claire, lucide, non émotionnelle, non pensée à partir d’un centre, d’un ego, mais de manière globale, complète, immédiate, intuitive. Pouvons-nous faire cela ?

Nous sommes tous déterminés, conditionnés, depuis notre prime enfance notre cerveau établit toujours les mêmes connexions, nous faisant suivre toujours les mêmes sillons. Notre éducation, la religion - si nous en avons une - mais des chemins de toute façon établis si nous n’en avons pas, notre environnement, notre héritage, etc ... Tout cela conditionne notre pensée. Lorsque nous sommes sous l’emprise d’une croyance, d’une idéologie (le zen peut être une idéologie) nous tournons en rond dans le cercle fermé de nos certitudes (ou nos absences de certitudes), et nous ne pouvons penser pleinement, librement.

Ici, au dojo, ne soyons pas trop influençables, pour penser clairement, il ne faut ni objectif, ni motif, ni orientation préalables. Si nous avons un but, la pensée s’en empare immédiatement. Bien sûr, nous pouvons penser raisonnablement, intelligemment, mais il s’agira toujours en définitive d’une pensée étriquée, limitée ...

Pouvons-nous être « sans but » ?

Toutes nos activités humaines se fondent sur la pensée, concevoir tel ou tel édifice, nos relations, notre communication, etc … Et la pensée est toujours limitée, car elle vient du savoir que nous avons accumulé, c’est-à-dire de notre mémoire, du passé.

Est-ce évident pour nous ? Le déroulement de la pensée dans le temps provient du savoir accumulé dans notre mémoire. Ainsi la pensée est le reflet de notre savoir et tout savoir ne peut être que limité, donc la pensée est limitée. La pensée, mouvement du temps, engendrent nos actions qui elles-mêmes se fonde sur la mesure, c’est-à-dire, passé, présent et futur ;

« je vais m’asseoir zen pour devenir meilleur, je vais faire ceci ou cela », tout cela procède de la mesure. Les notions de « plus », « de moins », de « grand », de « petit », de « vertical », « d’horizontal », relèvent toutes du processus de mesure, c’est-à dire de la comparaison. Nous nous comparons sans cesse aux autres, et si possible à ceux qui nous semblent mieux lotis que nous …

La pensée servant à mesurer, n’est jamais libre, nos actions provenant de nos pensées ne le sont pas non plus. Etant limités nos actions sont pratiquement toutes sources de souffrances de peurs et d’angoisses et au mieux, d'insatisfaction.

Existe-t-il une action (une non-action) qui ne soit pas tributaire de la pensée ? Bien évidemment la pensée est nécessaire, et à un rôle fondamental à jouer dans notre relation au monde, mais est-elle à sa juste place ? Sa juste place ...

Ne lui avons-nous pas confié un peu trop imprudemment le gouvernail de nos vies ?

Voilà ce que la pratique régulière de la méditation vous propose de découvrir …. par vous-même

 

 

méditation zazen Attention

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