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Méditation (ZEN) et douleur_Zen § pain

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(2010) - Selon des chercheurs de l'Université de Montréal, la méditation zen, est une pratique qui peut non seulement apporter un équilibre mental, physique et émotionnel, mais aussi contribuer au soulagement de la douleur.

Le constat ?

Une diminution de 18 % de la douleur chez les adeptes de la méditation.

mental.jpg« Nos recherches antérieures ont montré que les adeptes de la méditation zen ont une moins grande sensibilité à la douleur. L'objectif de cette étude était de déterminer comment ils y parvenaient , explique Pierre Rainville, directeur de cette étude et chercheur à l'Université de Montréal et à l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Grâce à l'imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, nous avons démontré que même si les adeptes de la méditation ont conscience de la douleur, cette sensation n'est pas traitée dans la zone du cerveau responsable de l'évaluation, du raisonnement ou de la formation de la mémoire. Nous pensons qu'ils ressentent bel et bien les sensations douloureuses, mais qu'ils abrègent le processus en s'empêchant d'interpréter ou d'étiqueter les différents stimuli comme douloureux. »

 

neurone.jpgEntraîner le cerveau


Pierre Rainville et ses collègues ont comparé la réponse à des stimuli douloureux d'origine thermique de 13 adeptes de la méditation zen à celle de 13 autres sujets ne pratiquant pas la méditation. Leur perception respective de la douleur a été mesurée et comparée avec les données recueillies par lRM fonctionnel. Les adeptes les plus expérimentés de la méditation zen ont présenté des réponses plus basses à la douleur et une diminution de l'activité cérébrale dans les zones du cerveau responsables de la cognition, de l'émotion et de la mémoire (à savoir le cortex préfrontal, l'amygdale et l'hippocampe). Les chercheurs ont également observé une diminution de la communication entre la zone du cerveau qui ressent la douleur et le cortex préfrontal.

Pain« Nos résultats ouvrent de nouvelles perspectives sur le fonctionnement du cerveau, explique Joshua Grant, auteur principal de l'étude et doctorant à l'Université de Montréal.

Ces résultats remettent en question les concepts actuels du contrôle mental, censé s'obtenir par un effort ou une activité cognitive croissante. Nous pensons, à l'inverse, qu'il est possible d'autoréguler ces processus de manière plus passive en « neutralisant » les zones du cerveau qui, dans ce cas, sont normalement impliquées dans le traitement de la douleur. »

« Ces résultats laissent penser que les adeptes de la méditation zen pourraient avoir acquis l'aptitude de neutraliser certains processus cérébraux supérieurs tout en continuant de ressentir les stimuli, explique Pierre Rainville

Cette aptitude pourrait avoir des conséquences profondes et étendues sur la régulation de la douleur et des émotions et sur le contrôle cognitif.

Ce comportement correspond bien à l'état d'esprit du zen et à la notion de pleine conscience. »

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Concepts originating from ancient Eastern texts are now being explored scientifically, leading to new insights into mind/brain function. Meditative practice, often viewed as an emotion regulation strategy, has been associated with pain reduction, low pain sensitivity, chronic pain improvement, and thickness of pain-related cortices. Zen meditation is unlike previously studied emotion regulation techniques; more akin to 'no appraisal' than 'reappraisal'. This implies the cognitive evaluation of pain may be involved in the pain-related effects observed in meditators. Using functional magnetic resonance imaging and a thermal pain paradigm we show that practitioners of Zen, compared to controls, reduce activity in executive, evaluative and emotion areas during pain (prefrontal cortex, amygdala, hippocampus). Meditators with the most experience showed the largest activation reductions. Simultaneously, meditators more robustly activated primary pain processing regions (anterior cingulate cortex, thalamus, insula).

Importantly, the lower pain sensitivity in meditators was strongly predicted by reductions in functional connectivity between executive and pain-related cortices. Results suggest a functional decoupling of the cognitive-evaluative and sensory-discriminative dimensions of pain, possibly allowing practitioners to view painful stimuli more neutrally.

The activation pattern is remarkably consistent with the mindset described in Zen and the notion of mindfulness. Our findings contrast and challenge current concepts of pain and emotion regulation and cognitive control ; commonly thought to manifest through increased activation of frontal executive areas. We suggest it is possible to self-regulate in a more 'passive' manner, by reducing higher-order evaluative processes, as demonstrated here by the disengagement of anterior brain systems in meditators.

Copyright © 2010 International Association for the Study of Pain. Published by Elsevier B.V. All rights reserved.

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