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Impermanence - mujo

La mère de Dôgen mourut alors qu’il n’avait que huit ans. Et c’est en voyant l’encens se consumer au chevet du lit de mort qu’il ressentit le choc de MUJO. Il nous faut bien comprendre cela. Quand nous regardons la mort d’un être cher, nous ne la comprenons pas, mais nous en éprouvons la terrible déflagration ...

Après la mort de sa mère, devenir triste pour le jeune Dôgen n’a plus aucune utilité. Confronté à l’impermanence (mujo), "ici et maintenant" est important. Passé, présent et futur sont comme des points où seulement "ici et maintenant" est le plus important. "Ici et maintenant" est un "point" qui relié au précédent et au suivant forment une ligne. Si on se concentre, instant après instant sur chaque point, nous pouvons réaliser une ligne droite, belle et forte.

zen-dogen-blossoms-bis.jpgTout ce qui naît disparaît, prend fin. Lorsque nous mourrons, l’activité, la vitalité s’achèvent. Où allons-nous après la mort ? Qu’est ce que notre vie ? Quel est le sens profond de l’existence humaine ?

La pensée de maître Dôgen sur le principe de causalité (karma) des existences se résume dans le non-attachement, attitude directement liée à la notion de vacuité, d’impermanence du corps et de l’esprit. Quand nous mourrons, il nous faut mourir et quand nous vivons, vivre. Il ne sert rien d’être anxieux au sujet de la mort.

La carpe est le seul poisson à s’immobiliser avant de mourir, c’est un grand symbole dans le zen, comme tous les autres poissons qui dorment les yeux ouverts ; de ce fait le poisson symbolise l’éveil.

Dôgen a dit : « Lorsque la vie apparaît , elle doit être totale ; et lorsque la mort … vient, il faut l’accepter avec calme. »

Vie et mort sont des aspects de la nature de Bouddha qu’il ne faut ni fuir ni rechercher.

zen_film_dogen.jpgDôgen-sama poursuit ; « Quand nous rejetons corps et esprit, nous somme alors projetés dans l’esprit du Bouddha ».

A ce moment là Bouddha gouverne en nous totalement, nous n’avons plus besoin de faire usage de notre propre esprit, de notre volonté propre. On peut alors échapper à la vie et à la mort, on peut mourir paisiblement, en devenant Bouddha.

Tout comme au dojo, assis(e) en zazen où nous sommes à la fois seul(e) plongé(e) dans l’atmosphère silencieuse, mais également avec les autres. La vie est constituée de ces deux aspects : indépendance et interdépendance.

Ces deux côtés doivent s’harmoniser, s’éclairer l’un l’autre, lorsque nous unissons en nous les contraires, lorsque nous savons les diriger, nous pouvons accéder à l’authentique liberté. C’est cela le satori, l’éveil …

 

C’est cela que la voie du zen vous propose de découvrir à l’image de maître Dôgen suivant le vœu de sa mère.

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