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... MU !

Qu'est-ce-que l'esprit de MU ?  Traduction Usa english down of this page

 

dog-sumie.jpgUn moine regardant un chien couché devant lui demanda au maître Joshu :

- "Ce chien a-t-il la nature de Bouddha ... ou pas ?"

- "Mu !", répondit le maître.

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master-sumie.jpgLe concept de "mu" chinois est fondamental pour tout bon taoïste, il ne faut pas le confondre avec le "ku" (vide, vacuité, sunyata) du sutra du cœur (hannya shingyo) - si important dans le bouddhisme zen mahayana - même si la différence est redoutablement subtile. Lorsque le sinogramme "mu" apparaît comme substantif en isolé nous pouvons le traduire par "l'absence", "il n'y  a pas" et lorsqu'il est associé comme préfixe privatif il devient le "non" comme le non-agir, le non-penser, le non-produire à cela près qu'il ne s'agit pas là d'un "opposé" - le négatif vis-à-vis du positif - mais bien d'un tout.

Comprenez-vous ?

Comme la page blanche (nécessaire) qui porte un poème ou une peinture et forme ainsi un "tout". Sans page pas d'écrit possible, pas d'oeuvre possible, pas de manifestation possible.

Il nous faut le vide, l'absence, l'espace qui finit par former un tout avec sa manifestation pour finalement rendre perceptible ce caractère indéfinissable de "mu" sous jacent je dirais.

Il nous faut le chant d'oiseau pour goûter le silence de la montagne, il nous faut le va-et-vient de la respiration pour remarquer la courte pause entre inspir et expir … Alors ce "non", cette "absence" devient partie prenante de la présence, de l'agir, du penser, du produire, etc … Envers et endroit d'une unique réalité, d'une unique vérité.

Pour maître Dôgen ce "mu" est semblable au miroir sans tain ou encore semblable à la lumière blanche qui rend les choses et les êtres "visibles" sans être eux-mêmes "directement" perceptibles. C'est une sorte de fond, d'arrière plan, neutre (sans parti pris, comme la conscience-mère du film AVATAR), toujours déjà là, donc finalement c'est une absence (ou un vide) qui est plutôt de l'ordre de la présence discrète, intime (ou champ des possibles). Miroir et lumière nous font voir les choses et les êtres tels qu'ils sont bien avant les déformations qu'engendrent nos jugements, aversions et/ou attirances.

La pratique de la méditation (zazen) aide à percevoir (percer pour voir) ce concept de "mu". Zazen est non-faire, non-agir, non-penser, non-ego et il ne s'oppose en rien à nos activités quotidiennes. Bien au contraire. Zazen est de l'ordre de l'intime.

Cette présence universelle n'est autre qu'absence et cette absence est une formidable présence transparente que le mots ne peuvent éclairer si ce n'est d'une lumière blafarde de même que la vitre de notre fameux miroir (sans tain) peut s'obscurcir par trop de poussière accumulée …

Parfois nous rencontrons des personnes qui sont comme cette lumière blanche ou ce miroir qui ne "brillent" pas (ou plus) pour eux-mêmes tout en illuminant les autres. Elles sont le plus souvent là, sans attirer notre attention, mais si elles viennent à manquer, alors nous sentons tout d'un coup un grand vide.

Sans doute, si vous avez perdu un être cher, avez-vous déjà ressenti cette incroyable absence qui se révèle formidable présence. C'est intraduisible, inexprimable, mais cela est et c'est intime, profond.

Comme zazen.

Comme "mu".

Usa english

What the spirit of MU?

 

A monk looking at a dog laid down in front of him asked for master Joshu:

- This dog does it have the nature of Buddha or not?

- Mu! , the Master answered.



The concept of mu Chinese is fundamental for very good taoist, it should not be confused with the ku (vacuity, sunyata) of will sutra heart (hannya shingyo) - so important in the zen Buddhism mahayana - even if the difference is terribly subtle. When the mu sinogramme appears substantive of isolated we can translate it by the absence, there is not and when it is associated as prefixes privative he becomes not like not-acting it, not-to think it, not-to produce it with that close which it is not of a opposite - the negative one with respect to the positive one - but well a whole.

Do you understand?

As the white page (necessary) which carries a poem or a painting and thus forms a whole. Without possible page not of writing, not of possible work, not of possible demonstration.

We need the vacuity, the absence, the space which ends up forming a whole with its demonstration for finally making perceptible this indefinable character of mu under unclaimed I would say.

We need the song of bird to taste the silence of the mountain, it is necessary to and from of breathing for us to notice the short pause between inspir and expir Then this not, this absence becomes recipient of the presence, to act it, of thinking, producing, etc Towards and place of a single reality, of a single truth.

For mu Dôgen Master this is similar to the mirror without silvering or similar to the white light which returns the visible things and beings without being themselves directly perceptible. It is a kind of bottom, of background, neutral (without bias, like the conscience-mother of the film MISADVENTURE), always already there, therefore finally it is an absence (or a vacuum) which is rather about the discrete, intimate presence (or field of possible). Mirror and light show to us the things and the beings such as they are well before the deformations which our judgements, aversions and/or attractions generate.

The practice of the meditation (zazen) helps to perceive (to bore to see) this concept of mu. Zazen is not-to make, not-act, not-think, not-ego and he is not opposed of anything to our daily activities. Quite to the contrary. Zazen is about the close friend.

This universal presence is not other than absence and this absence is a formidable transparent presence only the words cannot light if it is of a pallid light in the same way only the pane of our famous mirror (without silvering) can be darkened per too much accumulated dust

Sometimes we meet people who are like this white light or this mirror which do not shine not (or more) for themselves while illuminating the others. They are generally there, without drawing our attention, but if they have suddenly missed, then we feel a great vacuum at a stretch.

Undoubtedly, if you lost a expensive being, you already felt this incredible absence which appears formidable presence. It is untranslatable, inexpressible, but that is and it is intimate, deep.

Like zazen.

Like mu.


 

zazen zen chine wuwei

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