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Premier voeu du bodhisattva

Parce que tel est mon voeu.

J'assume le fardeau de toutes les souffrances.

J'y suis fermement résolu,

Je l'endurerai.

Je ne m'y déroberai pas

Ni ne m'enfuirai.

Je ne tremble pas,

Je ne frémis pas d'épouvante,

Je ne recule, ni ne me décourage.

Parce que tel est mon voeu.

...

Je dois à tout prix

Porter le fardeau des Êtres ;

En cela, je n'obéis pas à mes inclinations,

Mais j'ai fait le voeu

De les sauver tous.

Par moi,

Tous les Êtres doivent être parfaitement libérés.

Par moi,

Le monde entier doit être sauvé.

Il me faut délivrer tous les Êtres

De la jungle des naissances,

De le jungle de la vieillesse,

De la jungle de la maladie,

Du trépas et des renaissances,

De la jungle de toutes les détresses,

De tous les malheurs.

Du devenir tout entier.

De la jungle impénétrable des méprises,

Des productions conditionnées,

Et de l'ignorance.

Parce que tel est mon voeu.

J'ai pris la résolution de demeurer

D'innombrables périodes

Dans chaque destinée douloureuse.

Ainsi,

Aiderai-je tous les Êtres

En quelque destinée

Où ils puissent se trouver,

Dans quelque monde que ce soit.

Car mieux vaut que j'éprouve seul

Les douleurs.

Parce que tel est mon voeu.

 

 

Dans “Le mythe de Sisyphe”, Albert CAMUS écrit :

 

"Sisyphe enseigne la fidélité supérieure qui nie les dieux et soulève les rochers. Lui aussi juge que tout est bien …

La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir le coeur d'un homme."

bodhisattva zen sisyphe

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